Louis Jérémie Néron était le beau-père d’Euphémie Beauvais, père de Eugène Néron et Grand-Père de Louis Ovar Néron. Né à Angle dans la Vienne le 21 octobre 1816, il est appelé par tirage au sort (loi de Gouvion Saint-Cyr de 1818) au service militaire de sept ans et est envoyé en Algérie dès le 5 janvier 1840. Dans toute la famille, c’est donc lui, notre « premier » Algérien…
En 1840 et 41, il participe à plusieurs expéditions dans la région de Philippeville et est cité à l’ordre de l’armée et décoré de la médaille militaire et, en 1841 de la médaille du sauvetage pour avoir sauvé au péril de sa vie à Stora (province de Constantine) les naufragés de la goélette « La Marne ». En 1842, devenu sergent, il participe aux ravitaillements de Médéah et Miliana sous les ordres du Général Changarnier jusqu’en 1844. Le 12 décembre 1844, il se marie avec Marie Madelaine Angélique Mérieux, originaire de Toulon.
Par une lettre du 29 janvier 1844, le colonel Charne l’informe qu’il a été proposé pour le poste de concierge des bâtiments militaires de la place de Boghar avec un traitement mensuel de 50 francs et, à ce titre, veille à la surveillance des travaux de fortification des bâtiments militaires et assure la trésorerie. C’est à Boghar que nait leur fils, Eugène en 1847 qui plus tard épousera Euphémie Beauvais à Marengo.

La famille Néron à Boghar vers 1860. Au centre Marie Madelaine Mérieux et Eugène Néron âgé d’environ 13 ans.
Jérémie Louis Néron prend sa retraite militaire en 1862 après 25 ans de bons et loyaux services et devient Capitaine, commandant la Milice de Marengo et major du bataillon de la milice de la plaine de la Mitidja de 1862 à 1874. A partir de 1865, il préside la Société de Secours Mutuel de Marengo (la « sécu » avant l’heure), lui consacrant toutes ses forces et tout son dévouement et reçut du ministre de l’intérieur de l’époque, une distinction honorifique et une médaille d’Or par les sociétaires en 1896. Jérémie Louis et Marie Madeleine auront l’occasion de revoir la France, où ils ne sont pas retournés depuis 1840, en 1898. Au retour, Jérémie tombe d’un tramway à Alger et meurt à 82 ans laissant son épouse et 6 enfants en vie. Ils en avaient perdu 7 auparavant.

La famille Néron à Marengo vers 1885. De gauche à droite : Adrien Gay, Henriette, Eugénie Néron fille de Jérémie et Marie Madelaine, tenant dans ses bras la petite Victorine et les grands-parents Néron.
Dans un prochain article, je parlerai du trio « Beauvais – Néron – Malglaive » qui furent vivement attaqués dans un pamphlet d’opposant politique en 1881.
(documents fournis par Madame Dominique Néron).
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