Il y a maintenant bien longtemps, je n’avais entendu que quelques bribes d’informations concernant les débuts de l’histoire familiale en Algérie. On parlait d’un ancêtre Consul, d’un autre Maire et Juge de Paix, du fait que les deux devaient être francs-maçons, qu’il y avait un vignoble détruit par le phylloxéra à la fin du XIXe siècle… mais pas de noms et rien de très précis. Il y avait aussi ces tableaux mais qui devaient dater d’avant l’Algérie et dont on ne savait rien ou trés peu. Il était question aussi d’un album photo, oublié quelque part et dont on avait perdu la trâce…
Pour quelle raison ais-je voulu mener cette enquète qui dure maintenant depuis plus d’un quart de siècle ? Mis à part ma passion pour l’histoire, je pense que le sentiment d’être en quelque sorte le trait d’union entre les générations qui ont connu l’Algérie et la jeune génération qui arrive maintenant et qui a autre chose à penser pour l’instant que ces vieilles histoires, est probablement la seule et bonne raison qui m’a poussé à mener ces recherches.
« Kunskap och Ydoghet » (Connaissances et Persévérance) était la devise de Johan Kuhlman (1738-1806), le grand marchand et mécène Suédois de la deuxième moitié du XVIIIe, mon ancêtre. Je rajoute modestement « Transmission » à la mienne. Transmission aux générations futures, pour ne pas oublier …
Et je veux ici rendre hommage à celui qui m’a permis de commencer à partir de quelque chose, mon grand-oncle Pierre Caillet, pari de Germaine Kuhlman et grand-père de Claire et Isabelle. Voici ces deux premiers feuillets de base, comportant certes quelques inexactitudes, à partir desquels j’ai tracé la voie des recherches … Un document qui a été essentiel pour moi.

