Dans le journal « Le Reveil de cherchel » daté du 9 mai 1886, on put lire en première page l’encart suivant :

Bien que les précédentes élections n’avaient eu lieu que deux ans auparavant, en mai 1884 (1), on s’apprètait à voter une nouvelle fois à Marengo et Cherchell. En effet, quelques semaines auparavant, le 14 avril 1886, Tipaza était devenue une commune de plein exercice et était donc séparée de Marengo. Le nouveau térritoire de Tipaza empiétant sur ceux de Cherchell et Marengo, de nouvelles élections étaient donc devenues nécessaires dans ces troix localités de l’ouest de la Mitidja.
Lors de la précédente élection de 1884, la liste Républicaine, défendue par le journal « Le Radical Algérien » et portée par le maire sortant, Michel Beauvais, avait obtenu largement la majorité. Lors du 1er tour de mai, Beauvais (pour Marengo) et Monniot (pour Tipaza), ancien adjoint de Michel Eugène pour la section de Tipaza arrivent en tête du scrutin et sont élus conseillers municipaux dès le premier tour :

Journal « Le Réveil de Cherchell » daté du jeudi 27 mai 1886. Vous noterez le qualificatif de « oiseux » relatif à certains candidats aynt obtenu peu de voix et non encore élus.
Les autres candidats n’ayant pas encore obtenu suffisemment de voix, un deuxième tour sera nécessaire pour compêter le conseil municipal. Lors de ce deuxième tour, Néron père (il s’agit bien sûr de Jérémie Louis Néron, par ailleurs avoué de la famille de Malglaive et ancien commandant de la milice de Marengo, faisant partie de la liste Beauvais est élu. L’élection de Michel Eugène en tant que maire semble donc assurée.

Cependant, il va se passer un évènement particulier dans cette élection du maire parmi les conseiller municipaux. Un évènement qui va alimenter la presse pendant au moins les quatre années qui vont suivre et qui verra les journaux alentour se déchirer. Un évènement que je vous laisse découvrir en lisant « Marengo d’Afrique » …
(1) La loi du 5 avril 1884 est considérée comme l’acte fondateur de la démocratie municipale en France, instituant un régime juridique uniforme pour toutes les communes (à l’exception de la ville de Paris). Elle affirme l’élection des membres du conseil municipal (les conseillers municipaux) au suffrage universel direct et l’élection du maire par le conseil municipal. Le mandat est fixé à quatre ans puis sera porté à six ans en 1929.
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