Madame Louise se rend à Cherchell

Louise Chapotin et son mari Sigurd Kuhlman s’installèrent en 1867 à Oran avec leurs deux enfants Victor et Adèle. C’est là que naquit Georges en 1872. Un petit encart de presse publié dans le journal « L’Echo d’Oran » en date du 9 avril 1870 nous montre que Louise devait se rendre régulièrement dans la famille. Sa sœur Rosalie, épouse du bientôt maire de Cherchell (il sera nommé le 5 septembre de la même année) vivait à Cherchell, son frère Charles était maitre-charron à Marengo et sa mère Louise était installée à Bourkika dans la propriété de Josef Kuhlman. Elle avait donc de nombreuses raisons de se rendre dans la Mitidja. L’article précise dans la rubrique « départ des passagers », Pour Cherchell, Madame Kuhlman et un enfant par le vapeur Caïd.

L’enfant est bien entendu Victor, né le 25 janvier 1865 à Marengo et a maintenant six ans. Il n’est pas fait mention d’Adèle, née elle aussi à Marengo le 1er août 1866. Nous n’avons pas retrouvé d’acte de décès concernant la jeune Adèle, le seul acte qui existe est celui de naissance puis plus aucune trace. Mon hypothèse était qu’elle était peut-être décédée hors d’Algérie et peut-être lors du voyage de la famille Kuhlman en Suède en 1867 à l’occasion de la réception relative à la nomination de Josef comme Chevalier de l’Ordre de Wasa (voir par ailleurs). Mais en Suède également on ne trouve pas de trâce d’un éventuel décès… et, la bibliothèque nationale de France ayant complété la digitalisation de certains journaux, dont L’Echo d’Oran, j’ai pu retrouver un autre avis de passage, daté du 23 août et en provenance d’Alger cette fois. Madame Kuhlman, accompagnée de deux enfants. Il est donc fort probable qu’Adèle soit décédée entre ces deux dates. Entre le 23 août 1869 et le 6 avril 1870.

J’ai voulu également m’intéresser à ce navire qui faisait du cabotage le long des côtes d’Algérie, le Caïd. Très rares sont les photos existantes même sur internet à part celle ci-dessous qui présente une image fortement altérée par un texte de correspondance.

Je me suis amusé à nettoyer cette photo et à rechercher des informations concernant ce moyen de communication très pratique pour l’époque. N’oublions pas qu’en 1870, la liaison en train n’était pas terminée et qu’il devait être bien plus confortable d’effectuer le trajet, long de quatre cent kilomètres, en bateau plutôt qu’en diligence.

Le « CAÏD ». En 1868, la Compagnie Nationale Maritime l’achète et rebaptise le navire « EMPRESS ». Vendu à la démolition en 1892. Source : site diaressaada.alger.free.fr

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