L’ombre d’un Prince : le duc d’Aumale

Le duc d’Aumale, le comte Chaptal et le maire Beauvais, triptyque orléaniste de Marengo d’Afrique ?

En janvier 1889, le journal orléaniste L’Union Africaine fit distribuer avec son édition des portraits du Comte de Paris, Louis-Philippe Albert d’Orléans, prétendant au trône, petit-fils de Louis-Philippe. À Marengo, dans la plaine de la Mitidja, le nouveau maire Méluret tenta de faire saisir ces portraits, criant à l’illégalité. Le geste était dérisoire, mais il révélait quelque chose d’étonnant : plus de quarante ans après la chute de la monarchie de Juillet, une sensibilité orléaniste survivait à Marengo.

Comment expliquer qu’un village de colonisation de la Mitidja occidentale, fondé en 1848 par des colons parisiens en crise sociale, fût encore, en 1889, un territoire où l’on distribuait les portraits des Orléans ? La réponse tient en trois destins, trois façons d’être présent à cette terre algérienne que la France conquérait, administrait, puis peuplait. Le prince, le petit-fils et le maire. Ils ne se connurent probablement pas tous les trois, et c’est précisément ce qui rend leur rapprochement intéressant : ils dessinent ensemble les trois faces d’une même époque.

Le Prince : Henri d’Orléans, duc d’Aumale (1822–1897)
Henri d’Orléans, duc d’Aumale (1822-1897). Collection personnelle de l’auteur.

Henri d’Orléans naquit le 16 janvier 1822 à Paris, quatrième fils de Louis-Philippe, roi des Français. À dix-sept ans, il entra dans l’armée. À vingt et un ans, au printemps 1843, il commandait une colonne légère de cavalerie dans l’Ouest algérien et se fit une réputation d’audace froide que les vétérans de Bugeaud, peu enclins à l’admiration facile, reconnaissaient volontiers.

C’est lui qui, le 16 mai 1843, captura la Smala d’Abd el-Kader, cette capitale itinérante de l’émir, son quartier général, sa famille, ses archives, ses trésors. L’événement fit l’effet d’un coup de tonnerre. Horace Vernet le peindra. Tout Alger en parla pendant des mois.

Mais la prise de la Smala ne fut pas un coup d’éclair isolé. Elle fut l’aboutissement de semaines de préparation, de raids, de collecte de renseignement. Une lettre autographe du capitaine Alfred Durrieu, datée du 20 avril 1843, vingt-six jours avant l’exploit, et retrouvée dans une collection particulière, éclaire ce qui se joua dans l’ombre. Le Prince, comme on le désignait dans la correspondance militaire, avait mené une ghazia sur la tribu des Tahman : six cents chameaux, dix mille moutons, un butin immense. Puis il avait fait converger les caïds alliés vers l’Oued Sidi Ameur, chez les Douairs, ces tribus auxiliaires qui constituaient le principal réseau de renseignement dans l’Ouest algérien. C’est précisément via ce réseau que la localisation exacte de la Smala fut révélée à Aumale quelques semaines plus tard.

À ses côtés opérait Yusuf, ce général de brigade aux origines fabuleuses dont Alexandre Dumas, de passage à Alger, avait dit : « À lui seul, c’est le conte entier des Mille et Une Nuits. » Yusuf et Aumale formaient un tandem redoutable : l’un apportait la légitimité dynastique et l’autorité de commandement, l’autre la connaissance du terrain, de la langue, de la mentalité des tribus.

Le 11 septembre 1847, le duc d’Aumale fut nommé gouverneur général de l’Algérie. Il avait vingt-cinq ans. Il œuvra au développement économique de la colonie et instaura une paix civile durable. Il participa à ce titre à la reddition d’Abd el-Kader en décembre 1847. Mais son mandat fut bref : la révolution de février 1848 emporta le régime et le prince dans le même souffle. La monarchie orléaniste, que son père incarnait, s’effondra. Aumale s’exila en Angleterre et ne revint en France qu’en 1871.

Le duc d’Aumale fut aussi l’un des plus grands bibliophiles et collectionneurs d’art de son temps. Il légua le château de Chantilly et ses collections à l’Institut de France, où elles sont toujours visibles. Mais c’est un autre héritage, plus discret, qui nous intéresse ici : celui d’une amitié de collège qui allait avoir des répercussions jusque dans notre petit village de la Mitidja.

Le petit-fils : Victor-René de Chaptal de Chanteloup (1821–1901)

Victor-René de Chaptal de Chanteloup naquit le 4 août 1821 à La Villette, en banlieue parisienne. Il portait un nom lourd : il était le petit-fils de Jean-Antoine Chaptal (1756–1832), comte de Chanteloup, chimiste, médecin, homme politique français, directeur de thèse de Lavoisier, et surtout l’homme qui donna son nom au processus de chaptalisation, l’addition de sucre au moût de raisin pour en augmenter la teneur en alcool. Un nom de science, un nom de politique, un nom de vin.

Victor René Chaptal comte de Chanteloup (1821-1901)

Mais c’est une amitié de jeunesse qui allait déterminer le destin de Victor-René. Au collège Henri-IV, il s’était lié avec un camarade de son âge : le duc d’Aumale. Quand le prince partit pour l’Algérie, Chaptal le suivit. Non pas comme soldat, mais comme administrateur civil. Il devint commissaire civil à Guelma, dans la province de Constantine, puis à Marengo de 1855 à 1857, et enfin à Milianah.

Son passage à Marengo dura deux ans, le temps de s’inscrire dans la liste des premiers administrateurs du village, entre Joseph Eyries (décédé en fonctions en 1854) et Antoine Rémy Désiré Launay. Chaptal était un homme de l’entourage d’Aumale. Il avait suivi le fils de Louis-Philippe en Algérie et servit dans cette continuité administrative qui caractérisait l’armée d’Afrique. Sa présence à Marengo porta discrètement la marque d’une sensibilité libérale et modérée, héritée de la monarchie de Juillet, qui survivait dans les rouages de l’administration coloniale bien après la chute du régime.

Victor-René de Chaptal épousa en 1857 une proche parente d’Arthur Raffalovitch, qui connut une certaine célébrité comme envoyé du tsar de Russie chargé de placer les fameux emprunts russes en France. De ce mariage naquirent plusieurs enfants dont deux marquèrent leur époque : Anatole (1861–1943), qui commença par la diplomatie avant d’entrer au séminaire vers trente ans et de devenir prêtre, évêque d’Isionda et auxiliaire de l’archevêque de Paris en 1922 ; et Léonie (1873–1937), qui se consacra aux œuvres sociales et fonda une école d’infirmières qui existe encore aujourd’hui. Tous deux furent nommés chevaliers de la Légion d’honneur. L’autre fils, Victor, fut agriculteur comme son propre fils Jean, revenant ainsi aux origines de la famille.

La famille Chaptal de Chanteloup n’était pas très célèbre ni très fortunée. Le sens des affaires de ses membres n’était pas très remarquable. Mais depuis plus de deux siècles, ils avaient tous bien rempli leur devoir. Plusieurs en furent récompensés, notamment par leur admission dans l’ordre de la Légion d’honneur.

Victor de Chaptal reçut lui-même la Légion d’honneur en 1860. Il décéda le 22 juillet 1901 à Fontainebleau, à l’âge de quatre-vingts ans. Il avait survécu à son ami le duc d’Aumale de quatre années.

Le maire : Michel Eugène Beauvais (1826–1904)

Michel Eugène Beauvais naquit en 1826 à Saint-Jean-d’Angély, en Charente-Inférieure. Son parcours n’avait rien à voir avec celui d’un prince ou d’un petit-fils de savant. Il partit de Toulon en 1849, non pas dans les convois officiels de 1848, mais par ses propres moyens, et débarqua à Marengo où il débuta comme boulanger.

Michel Eugène Beauvais maire de Marengo de 1870 à 1886
Michel Eugène Beauvais (1826-1904). Collection personnelle de l’auteur.

Il arriva dans une colonie meurtrie. En décembre 1848, neuf cent cinquante colons avaient débarqué dans le port de Cherchell et été escortés vers le site du futur village. On leur avait promis des maisons, des champs défrichés. Ils trouvèrent des baraques à construire eux-mêmes, de la boue, et le choléra. À la fin de l’année 1849, il ne restait que cent cinquante survivants.

Mais Michel Eugène ne resta pas boulanger longtemps. Obtention de deux concessions en 1852, devenues propriétés pleines en 1855. Le 31 décembre 1856, il fut nommé conseiller municipal de Marengo. En 1865-1866, il devint adjoint au maire, faisant fonction de maire. C’est en cette qualité qu’il géra les catastrophes successives qui frappèrent la région : tremblements de terre, invasion de sauterelles, choléra et typhus. Il organisa avec le Docteur Garny les ambulances pour recevoir les malades. En 1865, il fut reçu par Napoléon III en personne lors de la visite impériale en Algérie.

Le 11 décembre 1870, à la chute de l’Empire, il fut nommé maire de Marengo. Il le resta jusqu’au 6 juin 1886, près de seize ans. Il fut le premier maire élu de Marengo après la loi de 1884. Parallèlement, il fut premier suppléant du juge de paix de 1871 à 1892, fonction qu’il exerça bénévolement pendant vingt-deux ans. Il fut Conseiller municipal pendant trente-cinq ans et membre de la commission administrative de l’hôpital pendant trente ans.

Michel Eugène fut de toutes les batailles : les épidémies de choléra, les conflits avec les tribus, les invasions de sauterelles, l’insurrection de 1871, à l’occasion de laquelle son implication remarquée dans la défense de Marengo, Bourkika et Tipaza lui valut d’être nommé premier suppléant du juge de paix. La création des écoles, de l’hôpital communal, du barrage, des routes. Et surtout, ce projet qui lui tenait à cœur et qui dura plus de dix ans de batailles administratives : le chemin de fer à voie étroite entre El-Affroun, Bourkika, Marengo, Nador et Cherchell.

Le Guide Joanne de 1916 décrira Marengo comme « un grand et beau village de 4 600 habitants dont 2 200 européens, situé à l’extrémité ouest de la Mitidja », centre agricole important au marché considérable. Cette prospérité, Michel Eugène Beauvais l’avait vue naître, et il y avait contribué plus que tout autre.

Les amitiés de Marengo

Michel Eugène Beauvais, ce républicain sincère qui défendait l’école laïque et clamait « Vive la République Radicale ! » dans ses discours de 1882, évoluait aussi, par ses amitiés et sa famille, dans un milieu où la sensibilité orléaniste était présente.

Victor Esprit de Malglaive (1809-1890).

Le capitaine Victor Esprit de Malglaive, fondateur de la colonie de Marengo en 1848, était orléaniste, partisan de la monarchie constitutionnelle des Orléans, héritiers de Louis-Philippe. Cette famille politique, à mi-chemin entre la légitimité dynastique et les valeurs libérales, représentait une « droite modérée » avant l’heure, profondément catholique, attachée à l’ordre, à la propriété et à une certaine idée de la France. De Malglaive domina la scène locale de Marengo depuis sa création et resta, pendant quatre décennies, la figure tutélaire du village sans jamais occuper de fonction municipale.

Beauvais et de Malglaive travaillèrent ensemble pour le développement de Marengo. Michel Eugène collabora notamment avec Maurice de Malglaive, fils du capitaine et président du Conseil Général, pour obtenir le chemin de fer à voie étroite entre El-Affroun, Bourkika, Marengo, Nador et Cherchell. Ce projet, qui dura plus de dix ans de batailles administratives, disait tout de l’homme : il construisait, il bâtissait, il s’alliait à qui pouvait servir la communauté.

Une autre figure reliait ce milieu à la famille de Beauvais : Louis Jérémie Néron. Né à Angles-sur-l’Anglin dans la Vienne en 1816, Néron avait été envoyé en Algérie dès 1840 comme militaire. Il participa aux expéditions de Philippeville, fut décoré de la médaille militaire et de la médaille du sauvetage pour avoir sauvé au péril de sa vie les naufragés de la goélette « La Marne » à Stora en 1841. Devenu sergent, il participa aux ravitaillements de Médéah et Miliana sous les ordres du général Changarnier. Puis il devint concierge des bâtiments militaires de Boghar, et enfin, après sa retraite militaire en 1862, capitaine commandant la milice de Marengo et major du bataillon de la plaine de la Mitidja. À partir de 1865, il présida la Société de Secours Mutuel de Marengo, lui consacrant toutes ses forces et tout son dévouement.

Jérémie Louis Néron (1816-1898)

Néron était l’homme de confiance de de Malglaive. Son fils, Eugène Néron, épousa Euphémie Beauvais, la fille de Michel Eugène. Le gendre de Beauvais était donc le fils du bras droit de l’orléaniste de Malglaive. Ces trois hommes, de Malglaive, Beauvais et Néron, administrèrent Marengo de la création du village jusqu’à la fin des années 1880, soit pendant près de quarante ans. Un triumvirat informel, mais efficace, qui traversa tous les régimes : la République, l’Empire, puis la République à nouveau.

Un pamphlet virulent, publié en 1881 par Henri Lemoine, un républicain de 1848, âgé de 72 ans, transporté en Algérie après le coup d’État du 2 décembre 1851, attaqua ce triumvirat et le qualifia de « parti économico-clérical ». La formule était révélatrice : dans l’esprit de Lemoine, être l’ami d’un orléaniste suffisait à vous rendre clérical, quelles que fussent vos convictions républicaines. Le Procureur Général Jules de Mailley, dans une note au Ministère de la Justice en 1887, qualifia Beauvais d’« honnête homme victime de dénonciations passionnées ». Toutes les accusations portées contre lui furent reconnues mensongères par la justice.

Mais Beauvais n’était pas pour autant un orléaniste « pur jus ». Dans les années 1880, il se rapprocha d’Alexandre Mauguin, maire de Blida, sénateur, fondateur du journal Le Tell et figure tutélaire du républicanisme modéré dans la Mitidja. Ce rapprochement lui valut d’être traité de « Mauguiniste » par le Radical Algérien, dans le vocabulaire politique de l’époque, c’était presque une insulte : un républicain jugé trop conciliant, trop proche des notables. Mauguin embaucha d’ailleurs comme secrétaire de mairie à Blida nul autre qu’Ovar Lafitte, ancien maire de Cherchell et beau-frère de Beauvais, un geste de solidarité entre hommes du même camp, après les turbulences de la Commune d’Alger.

Beauvais fut ainsi un homme pris en étau entre deux mondes : les amitiés orléanistes de ses années de formation et le républicanisme modéré qu’il avait fini par embrasser. Cette double appartenance expliquait pourquoi les radicaux le traitaient de « clérical » quand il s’asseyait à côté du curé lors des cérémonies, alors même qu’il prêchait la laïcité, et de « Mauguiniste » quand il défendait l’école laïque sans excès. Mais c’était aussi cette capacité à naviguer entre les camps qui lui permit de bâtir : les écoles, l’hôpital, le chemin de fer, les routes.

Et l’on revient à ce mois de janvier 1889 : le journal orléaniste L’Union Africaine qui fit distribuer les portraits du Comte de Paris, le nouveau maire Méluret qui tenta de les faire saisir. Ce réflexe extrémiste illustra à quel point une sensibilité orléaniste avait survécu à Marengo, même après le départ de Beauvais et à quel point son pragmatisme avait su, pendant seize ans, maintenir l’équilibre.

Le réseau familial des Chapotin

Le réseau ne s’arrêtait pas là. Michel Eugène avait épousé en premières noces Eulalie Chapotin, issue d’une famille de colons du village voisin de Zurich. Les sœurs Chapotin étaient trois : l’une épousa Michel Eugène Beauvais, maire de Marengo ; une autre épousa Ovar Lafitte, futur maire de Cherchell ; la troisième épousa Sigurd Kuhlman, fils de Josef Kuhlman, consul général de Suède et de Norvège à Alger. Trois familles, une seule génération, un pan entier de l’histoire de la Mitidja occidentale.

Le 19 octobre 1904, à Marengo, Michel Eugène Beauvais s’éteignit à l’âge de soixante-dix-neuf ans. Le journal Le Tell de Blida relata l’information avec une certaine émotion en annonçant la mort d’un « vieil algérien, qui jouissait de l’estime et de la considération de chacun ».

Trois destins, un même fil rouge

Le duc d’Aumale fut le prince. Fils de Louis-Philippe, il incarna la dynastie orléaniste et la conquête militaire. Sa prise de la Smala en 1843 brisa l’épine dorsale de la résistance d’Abd el-Kader. Son court mandat de gouverneur général en 1847–1848 jeta les bases d’une administration civile. Et quand la monarchie tomba, il s’exila mais la sensibilité qu’il représentait, elle, ne disparut pas.

Victor-René de Chaptal fut l’ami du prince. Son compagnon du collège Henri-IV, qui le suivit en Algérie et incarna cette transition entre conquête militaire et gestion civile. Son passage à Marengo dura deux ans, le temps de laisser une trace dans la liste des premiers administrateurs du village, et de porter discrètement dans ses bagages l’esprit libéral et modéré hérité de la monarchie de Juillet.

Michel Eugène Beauvais fut le maire. Celui qui resta. Celui qui arriva boulanger à vingt-trois ans et devint, par la force de son caractère et de son engagement, le bâtisseur de tout un village : écoles, hôpital, chemin de fer, routes. Cinquante-cinq ans de sa vie sur la même terre. Conseiller municipal pendant trente-cinq ans, maire pendant seize ans, juge de paix suppléant pendant vingt-deux ans, le tout bénévolement. Un républicain sincère, mais aussi un homme d’amitiés, pragmatique, qui administra Marengo aux côtés du capitaine de Malglaive, fondateur orléaniste du village, et de Louis Jérémie Néron, son bras droit et futur beau-père de sa fille. Ce triumvirat informel traversa tous les régimes pendant près de quarante ans.

Trois hommes, trois conditions, trois rapports à l’Algérie, mais un même fil rouge, celui d’une sensibilité née sous la monarchie de Juillet, présente dans l’administration coloniale après 1848, et survivante à Marengo jusque dans les années 1880. Le prince passa, l’administrateur passa, le maire resta. Et ce fut ce dernier, de ces trois destins, qui transforma le plus profondément la terre qu’il avait choisie, tout en portant, sans le savoir peut-être, l’héritage discret du prince.

Sources : marengodafrique.fr — « Le Comte Chaptal », « Les opinions politiques de Michel Eugène Beauvais », « Une vie en Algérie : Louis Jérémie Néron », « Les vrais liens entre les Kuhlman et les Néron », « Commissaires civils et Maires », « Alexandre Mauguin et Michel Eugène Beauvais » ; kuhlmansaga.com — « La véritable histoire de la prise de la Smala », « Marengo d’Afrique » ; Chateau de Chantilly (Henri d’Orléans, duc d’Aumale) ; archives personnelles de l’auteur.

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