
Le 2 mars 1868, la station d’Alger reçut un message télégraphique en provenance de Marengo :
« Le brigadier des douanes à M. le directeur des douanes à Alger. Le brick italien Primo Genito a échoué près de Tipaza, hier, à 6 heures et demi du soir, venant de Tarente, chargé de blé et d’orge : marchandises à destination d’Alger. Equipage sauvé. Stop ».
Dans la nuit du 1er au 2 mars, alors qu’une très violente tempête sévissait de nouveau sur les côtes Algériennes, ce brick chargé de blé et d’orge se trouvait en errance au large de Cherchell et vint finalement s’échouer (1) sur la plage de Tipaza. Parti du port Sicilien de Tarente et à destination d’Alger, le navire, dans la violence des éléments, avait totalement perdu sa route depuis plusieurs jours. Les naufrages n’étaient pas rares à cette époque.
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(1) Les naufrages du XIXe siècle en Méditerranée et dans les mers adjacentes témoignent des dangers inhérents à la navigation maritime, malgré les progrès technologiques. La transition de la voile vers la vapeur, loin d’éliminer les risques, en créa de nouveaux. Les côtes rocheuses de la Méditerranée et les bancs de sable constituaient des pièges mortels. Les naufrages entraînaient des pertes humaines considérables, mais aussi économiques. Les cargaisons perdues, les navires coulés représentaient des investissements importants. L’année 1870 fut particulièrement meurtrière, avec des dizaines de naufrages recensés rien qu’au mois de janvier. Ces catastrophes conduisirent progressivement à l’amélioration des normes de sécurité maritime, à la cartographie plus précise des côtes, et au développement de systèmes de communication et de sauvetage plus efficaces.
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